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Parking sauvage

Posté by Le Râleur on 21 avril 2015 in Incivilités |

logo_carton_rougeIl y avait longtemps que je n’avais pas râlé !!

Aujourd’hui, c’est contre ces gens qui prennent leurs aises avec leurs véhicules sur des emplacement réservés aux piétons.
Dans ce ce cas, c’est une petite place juste à un stop. Elle permets, en venant de la rue Abbaye de Cîteaux, de bien voir le boulevard de la Paix afin de le traverser ou de tourner sans risque.
Elle permets aussi aux piétons de circuler sans danger.

Hélas, c’est devenu un parking pour camping car, voitures et parfois camions… oui oui !!

Voilà ce que risquent ces personnes :

Arrêt ou stationnement dangereux de véhicule :

Perte de 3 points, amende prévue pour les contraventions de 4ème classe, mise en fourrière.

Article R417-9 du Code de la route (Modifié par Décret n°2003-293 du 31 mars 2003 – art. 2 JORF 1er avril 2003)

Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à ne pas constituer un danger pour les usagers.

Sont notamment considérés comme dangereux, lorsque la visibilité est insuffisante, l’arrêt et le stationnement à proximité des intersections de routes, des virages, des sommets de côte et des passages à niveau.

Tout arrêt ou stationnement dangereux est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

Lorsque le conducteur ou le titulaire du certificat d’immatriculation est absent ou refuse, malgré l’injonction des agents, de faire cesser le stationnement dangereux, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.

Tout conducteur coupable de l’une des infractions prévues au présent article encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.

Toute contravention au présent article donne lieu de plein droit à la réduction de trois points du permis de conduire.

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

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Obscurantisme, le lit de la folie

Posté by Le Râleur on 6 mars 2015 in Incivilités |

smiley-en-colèreL’organisation Etat islamique poursuit son entreprise de destruction des trésors pré-islamiques. Le groupe djihadiste a commencé à ravager les ruines assyriennes de Nimroud, a annoncé jeudi le ministère irakien du Tourisme. Daesh a «pris d’assaut la cité historique de Nimroud et a commencé à la détruire avec des bulldozers», a indiqué le ministère sur sa page officielle Facebook.

Un responsable des Antiquités a précisé que les destructions ont commencé après les prières de la mi-journée et que des camions, qui auraient pu servir à dérober des pièces archéologiques, ont été aperçus sur place. Ce responsable déplorait ne pas être, pour le moment, en mesure de «mesurer l’ampleur des dégâts».

Nimroud, cité fondée au XIIIe siècle avant J.-C., est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Mossoul, contrôlée par l’EI depuis juin. Par ailleurs, l’ONU a annoncé qu’environ 28.000 personnes avaient fui en quelques jours la région de Tikrit, plus au sud, où les forces gouvernementales ont lancé une offensive d’envergure afin d’en chasser l’organisation Etat islamique.

Le musée de Mossoul vandalisé précédemment

Il y a une semaine, l’organisation Etat islamique mettait en ligne jeudi une vidéo montrant des djihadistes en train de vandaliser les collections du musée de Mossoul (Irak), qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique. Les images montraient les hommes en train de faire tomber des statues de leur socle et de les détruire à coups de masse. L’Unesco avait parlé de «tragédie culturelle» et les réactions d’indignation ont été nombreuses au sein de la communauté internationale.

Si cette opinion est extrêmement marginale, même chez les religieux les plus traditionnels, les djihadistes estiment que les statues favorisent l’idolâtrie.

Nimroud

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Pierpoljak

Posté by Le Râleur on 2 mars 2015 in Incivilités |

logo_musiqueLe dernier de Pierpoljak est sorti aujourd’hui !!
« Général Indigo »
http://pierpoljak.fr/

 

Ecoute et achat légal : https://itun.es/fr/0Vz94

pierpoljak_general_indigo

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Arnaque téléphonique

Posté by Le Râleur on 2 mars 2015 in Incivilités |

logo_wormsVous recevez un appel qui ne sonne qu’une seule fois sur votre portable.
Le numéro qui vous a appelé est un de ces numéros :
0170364300
0178901731

N’appelez pas pour connaitre celui qui vous a contacté !

Si vous rappelez ce numéro, vous allez tomber sur un serveur vocal qui  vous indique que vous avez 2 (ou 3 ou 4) messages en attente et vous invite à rappeler sur un numéro 08 99… (souvent le 08 99 86 86 53)
Le prix de cet appel, si vous appelez bien sur, vous coutera : 1,35 € TTC par appel + 0,34 € la minute (20,40 € par heure)

Et pour rien, car en plus il vous sera raccroché au nez immédiatement.

C’est une arnaque téléphonique !

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Charlie Hebdo 1178, 14 janvier 2015

Posté by Le Râleur on 14 janvier 2015 in Incivilités |

logo_histoireAujourd’hui sort le numéro 1178 de Charlie Hebdo, le numéro des survivants.

N’hésitez pas l’acheter, même si c’est difficile de se le procurer à ce jour. Attendez un peu, il en sortira d’autres d’ici la fin de semaine.

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Charlie Hebdo 1778

Charlie Hebdo 1178 du 14 janvier 2015

16:05:42

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Viande avariée, asticots : les pratiques illégales de Castel Viandes mises à jour

Posté by Le Râleur on 14 novembre 2014 in Incivilités |

logo_carton_rouge«Lésés, méprisés et trop souvent malades». Les consommateurs de viande constituent le point de départ du livre de Pierre Hinard, «Omerta sur la viande». Cet ancien responsable qualité de Castel Viandes, une entreprise d’abattage et de découpe en Loire-Atlantique, y dénonce les dérives de cette entreprise qui compte pour clients des grands noms de la distribution (Auchan, Système U), des traiteurs industriels (Lustucru, William Saurin) et des chaînes de restauration rapide (Flunch, McDonald’s). «Quand il lance l’alerte, Pierre Hinard est licencié (en 2008, ndlr) et, cinq ans plus tard, rien n’a changé. Il décide aujourd’hui de raconter de l’intérieur les dérives d’un système qui méprise paysans et consommateurs», explique son éditeur, Grasset.

Pierre Hinard dénonce notamment la «répétition de pratiques illégales dangereuses». Parmi elles, la «remballe», terme utilisé dans le métier pour évoquer le recyclage de viandes issues d’invendus de supermarchés. Il raconte comment des ouvrières «livides» doivent trancher une «viande verdâtre», à l’odeur «écœurante», vouée normalement à la poubelle. Il évoque les 250 kg d’asticots qui prospéraient sur le toit de l’atelier des steaks hachés et retombaient régulièrement dans les moules à viande. Ou encore le sang des vaches abattues qui se retrouve un jour répandu dans la prairie à côté de l’abattoir, faute d’avoir payé l’enlèvement de ce déchet. Il dénonce les pièces congelées, décongelées, recongelées, les dates truquées…

Pierre Hinard dit avoir été témoin de ces pratiques entre 2006 et 2008, année de son licenciement. «Ce système existait avant que j’arrive, j’ai mis toute mon énergie à le changer. Mais la direction repassait systématiquement derrière moi quand je faisais envoyer cette viande à la destruction», a confié cet ingénieur agronome à l’AFP.

Son témoignage a abouti en 2013 à l’ouverture d’une information judiciaire et à la mise en examen du chef d’entreprise et de deux cadres en juin et juillet dernier, pour «tromperies» sur la marchandise et «mise sur le marché de produits d’origine animale préjudiciables à la santé». Le dirigeant est également soupçonné d’«obstacle ou entrave à l’exercice des fonctions des agents habilités». Ces premières mises en cause ont aussi conduit la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture, à procéder à six mois de «contrôles renforcés» entre mars et septembre 2013.

Mais depuis, l’entreprise poursuit son activité. Un rapport «favorable» a été publié après la dernière inspection début octobre. L’agrément sanitaire, obligatoire pour ce type d’entreprise, n’a pas été levé. Pour Pierre Hinard, une seule explication: les services vétérinaires du ministère sont absents ou corrompus. «Mon histoire illustre les dérives d’un système dénoncé par la Cour des comptes», explique l’auteur en référence à l’avis daté de février 2014 qui pointait l’insuffisance des contrôles et des sanctions menés par la DGAL.

Un scandale «plus grave» que celui des lasagnes au cheval

Du côté des clients de l’abattoir, les réactions ont divergé. McKey, fournisseur de McDonald’s en steaks hachés, a assuré avoir cessé ses approvisionnements depuis mars 2013. Après avoir suspendu ses achats, Flunch les a repris depuis un an, après des «analyses négatives» et le maintien de l’agrément sanitaire de l’abattoir. Système U travaille toujours «sur de petites quantités» avec Castel Viandes, tout comme Auchan qui estime n’avoir «aucun élément qui donne de preuves réelles sur ces allégations».

Pour Pierre Hinard, tous ces industriels, qu’il dit avoir alertés à maintes reprises, sont au final «plus complices que victimes», car fermant les yeux sur les pratiques de leurs fournisseurs pour obtenir les prix les plus bas. Or pour l’auteur, ce scandale est «plus grave» que celui des lasagnes au cheval, qui était une «tromperie sur la nature de la marchandise», alors que dans le cas Castel, on parle de «viandes impropres à la consommation, renvoyées vers la restauration et la grande distribution».

L’avocat de Castel, Benoit Chabert, parle de la publication de ce livre comme d’ «un non-événement». Selon lui, tout le contenu est «diffamatoire et calomnieux» et sert à faire la «promotion» de l’activité d’élevage de l’auteur. Castel Viandes ne reconnait «aucune infraction» et se «réserve la possibilité» de porter plainte pour diffamation, a-t-il indiqué.

Copyright © 2014

Logo le Figaro

 

 

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Promotion Cdiscount !

Posté by Le Râleur on 3 novembre 2014 in Incivilités |

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J’adore quand Cdiscount fait des promotions:

 

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir
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Un chauffard

Posté by Le Râleur on 29 octobre 2014 in Incivilités |

En agglomération.
Non respect des limitation de vitesse, de l’interdiction de dépasser, il double quand même malgré un véhicule en face.
Il se déporte à gauche au rond point afin de doubler tous les véhicules à droite, puis il se rabat à droite pour continuer tout droit..
Tout ça en même pas 2 minutes !
Belle publicité pour la société qu’il représente …

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Jeune condcteur avec une conduite à risque.

Posté by Le Râleur on 29 octobre 2014 in Incivilités |

Un joli « A » derrière et déjà une conduite à risque…
Roule à gauche, se rabat sur la droite brusquement, et au final, se paye un feu …

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L’ivresse de la haine et de la folie

Posté by Le Râleur on 27 juillet 2014 in Incivilités |

logo_tristeCe que révèlent les comptes-rendus de la police sur ce qui s’est réellement passé à Barbès et à Sarcelles

Comptes-rendus en temps réel, heure par heure, minute par minute, des compagnies de CRS présentes sur le terrain.  Edifiant.

On y apprend que 200 personnes cagoulées, armées de bâtons, ont tenté d’attaquer une synagogue à Sarcelles. De mettre le feu à la gare RER de Garges-les-Gonesse-Sarcelles. Des feux de poubelles ont été allumés. Des voitures de police littéralement défoncées à coups de pieds. Scènes de désolation, de guerre dans cette commune située à 15 kilomètres seulement de Paris. 18 personnes seront interpellées dont deux femmes âgées de 58 et 60 ans. Et deux individus arrêtés pour incitation à la haine raciale.

La veille, le 19 juillet, toujours dans leurs comptes-rendus sur la manifestation à Barbès, les CRS feront état de heurts d’une rare violence avec les émeutiers. Une dépêche note qu’un policier a été mordu à l’oreille. Une autre qu’un fonctionnaire s’est fait voler son portable par un émeutier. Du jamais vu lors d’une manifestation. Enfin, les comptes-rendus font état de dégâts physiques dont ont été victimes de nombreux policiers. On ne compte plus les sifflements d’oreilles, les coups aux tibias ou les épaules couvertes d’ecchymoses…

Récit – Le 20 juillet 2014 restera longtemps gravé dans la mémoire des Sarcellois. Pour la première fois depuis des lustres – peut-être depuis l’Occupation – la haine antisémite s’est répandue dans une ville. Des manifestants ont systématiquement saccagé des commerces tenus par des Juifs – et voulu s’approcher d’une synagogue de la ville, celle de l’avenue Paul-Valéry, sans doute pour la saccager. Incompréhensible dans cette commune de 60 000 habitants où cohabitent en bonne intelligence, depuis des décennies, des Juifs originaires d’Algérie, des Marocains, Tunisiens, Algériens et Chaldéens…

Jusqu’à ce 20 juillet 2014,  – jour de la commémoration de  la rafle du Vel d’Hiv qui a eu lieu les 16 et 17 juillet 1942 – où ce consensus, symbole du vivre ensemble, symbole aussi de l’unité de la République a été bousculé. Pis encore : foulé aux pieds. Tout cela, à cause d’une manifestation en faveur du peuple palestinien, interdite certes, mais qui a donné  lieu à des scènes de guerre encore jamais vues à quinze kilomètres de la capitale.

Au départ, pourtant vers 15 heures, 500 manifestants laissent s’exprimer quelques orateurs. Puis au moment de la dislocation, suivie de près par  compagnie de CRS n°10 du Mans, une cinquantaine de personnes cagoulées cherchant le contact avec les forces de l’ordre se met à lancer des projectiles. Quelques minutes plus tard, un groupe de 200 jeunes cagoulés, armés de bâtons, souhaitent se rendre à la synagogue. On est bord de l’insurrection. Le commandant de CRS, dans son rapport, note qu’il s’agit de  » 200 personnes hostiles en agression violente ». Des grenades sont lancées. Les jeunes ont tenus à distance de la synagogue de l’avenue Paul -Valéry. Des feux de poubelle commencent à prendre. Les manifestants – méritent-ils ce nom ? – se replient du côté de la gare du RER D de Garges- les-Gonesse-Sarcelles. Au nombre de 300, ils veulent incendier la gare. Un feu a pris sur la  rame de tramway T 5 qui relie Garges- les-Gonesse-Sarcelles.

Le harcèlement contre les forces de l’ordre, visés par des engins incendiaires, s’intensifie. On voit des scènes ahurissantes. Quasi apocalyptiques comme il en existe au cinéma. Des voitures de police sont saccagées. Une partie de la ville de Sarcelles semble dévastée. N’était une fois encore le sang- froid des CRS, cette manifestation aurait pu virer au drame. Un sang -froid qui se paie. Durement : de nombreux policiers sont sonnés. Ainsi, à la CRS n°55, on recense un fonctionnaire touché à la cuisse droite à la suite du lancement d’un projectile, un autre est atteint de sifflements d’oreilles, un troisième se plaint d’une forte douleur à la main droite… Vers 23 heures, la ville dirigée par le socialiste François Pupponi avait retrouvé un semblant de calme. Dix- huit personnes ont été interpellées. Parmi elles, phénomène nouveau, deux femmes âgées de 58 et 60 ans. Motif : participation à un rassemblement interdit par la préfecture de police. Deux garçons d’une vingtaine d’années ont été arrêtés pour incitation à la haine raciale : ils avaient « fait » une quenelle devant un policier…

La veille, le samedi 19 juillet, la violence était, elle aussi, au rendez-vous. Ici boulevard Magenta, là, boulevard Barbès ou dans les rues adjacentes. En tout, 14 compagnies de CRS venant de toute la France ont été mobilisées et ont stationné dans les endroits stratégiques, où se trouve une communauté juive importante, notamment dans le Marais et non loin de la Place des Vosges. Une compagnie de CRS avait pris place rue Matignon, pas très loin de l’ambassade des Etats-Unis. Sans se prononcer sur le bien-fondé de l’interdiction ou non de  la manifestation, certains responsables policiers, mezza voce, pensent que la zone autour de Barbès aurait pu être sécurisée totalement.

Une façon de se demander si le Préfet de police Bernard Boucault a bien mesuré l’ampleur possible des débordements de manifestants dont quelques-uns relevaient davantage des bancs de la correctionnelle que de la cause palestinienne…

Et ces manifestants, en réalité des casseurs professionnels, structurés « comme des maquisards » nous a dit un CRS sur le terrain à Barbès le 19 juillet, venus de banlieue, ne se ont pas privés de desceller le mobilier urbain ou d’aller menacer une pharmacienne qui critiquait un peu vivement un casseur. « Ferme ta gueule ou on fout le feu à ta pharmacie », s’est-elle vu répondre.

Combien étaient-ils ces casseurs ? Une cinquantaine ?  Une centaine ? Peut-être. Sur un millier de personnes qui lui,  croyait à la cause palestinienne.  En tout cas, ces petits groupes, très mobiles, ne se sont pas privés d’envoyer des tessons de bouteilles, barres de fer, pavés et autres projectiles sur les CRS. C’est ainsi que les membres de la CRS n° 31, celle de Darnetal (Seine-Maritime) a connu de durs moments. Alors qu’elle se trouvait en mouvement à 15 heures 30, sur le boulevard Barbès, littéralement assommée de jets de bouteilles de verre, elle a dû répliquer et lancer des grenades.

C’est ainsi qu’en 3 heures de temps, les hommes de la CRS n° 31 ont lancé 380 MP7 – des grenades qui comportent 7 petits pots prêts à exploser – et utiliser un dispositif qui permet d’envoyer une grenade à 100 mètres. Preuve que les 68 policiers de cette CRS ont fait face à des individus particulièrement tenaces, n’ayant peur de rien.

Du côté des policiers, les dégâts physiques sont considérables. 34 d’entre eux – soit la moitié de l’effectif – ont été sérieusement contusionnés. Cela va d’une douleur aux oreilles à un avant- bras esquinté en passant par une jambe ou une épaule couverte de bleus. Quant aux dégâts matériels, ils se passent de commentaires : boucliers fendus,  jambières détruites, visières cassées ou fendues, casques perdus etc… La CRS n°21 en provenance de Limoges en poste du côté du boulevard Magenta a même eu un de ses policiers mordus à l’oreille. Pour sa part, la CRS n° 44 de Joigny (Yonne) qui se trouvait du côté du Boulevard Beaumarchais avant d’avancer vers la rue du Temple, si elle n’a pas utilisé la force, a  interpellé deux personnes rue Sainte- Croix- de- La Bretonnière. Motif : jet de projectiles et participation  à un attroupement non autorisé. Arrestation inutile. Une heure plus tard, les deux personnes étaient libérées sur ordre du commissaire d’arrondissement.

En revanche, du côté du boulevard de La Chapelle, la CRS n°10 du Mans a connu des moments délicats. Vers 16 heures, ses fonctionnaires reçoivent des tas de projectiles parmi lesquels des barres de fer.  « L’agression est  violente », note le commandant dans son compte-rendu. Des conteneurs lacrymogènes sont utilisés. Les manifestants sont repoussés. Moments tout aussi délicats pour la CRS n° 9 de Rennes, qui, stationnée boulevard Rochechouart tente de contenir dès 14 heures 50 une cinquantaine de militants du Nouveau Parti Anticapitaliste ( NPA). Les choses ne se passent pas trop mal. Même si cinq minutes plus tard un individu monte sur un échafaudage, un drapeau palestinien à la main. A 16 heures 50, accès de fièvre : une cinquantaine de manifestants pro-palestinien débouche de la rue de Clignancourt pour rejoindre le boulevard Rochechouart. Un barrage tente de les  dissuader. Insuffisant pour les décourager.

A 17 heures 10, des projectiles commencent à voler. Une minute plus tard,  réplique des forces de l’ordre qui utilise une grande MP7 – la grenade à sept pots explosifs – Interpellation de manifestants. 17 heures 20, situation à nouveau tendue. Et nouvelle utilisation d’une grenade MP 7. Suivie d’une autre à 17 heures 36. D’une autre encore à 17heures 38. D’une quatrième à 17 heures 40. D’une cinquième à 17 heures 43.

Une fois encore, les policiers de la CRS 9 ont trinqué. Douze d’entre eux sont en mauvais état. Une cervicale douloureuse pour l’un, une coupure sur le crâne pour l’autre. Certains souffrent de l’épaule, des genoux ou du tibia. Les esquintés sont du côté des CRS. Quatre individus ont été interpellés, deux pour rébellion, deux pour jet de projectiles sur les forces de l’ordre. L’un d’entre eux, qui ne doute de rien, semble avoir volé le portable d’un policier. Lequel va porter plainte. Cette fois, pas de clémence  en vue. En principe ! Quelle journée que ce 19 juillet !

Cette guérilla urbaine dirigée par une horde de casseurs, dont l’unique objectif est de semer la panique par la violence, prend fin vers 20 heures. Avec cette question lancinante chez les forces de l’ordre : la hiérarchie policière – le préfet de police- n’a-t-elle pas pêché par excès d’optimisme pensant que la seule interdiction de la manifestation empêcherait tout débordement ? En tout cas, chez les policiers on ne se prive pas de dire que si on avait eu recours aux moyens adéquats – lanceurs d’eau, barre-pont et équipements plus adaptés – , le quartier de Barbès-La Chapelle aurait pu être sécurisé… Et les CRS des 14 compagnies n’auraient pas pris autant de coups.

Source  : atlantico.fr

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